Compte rendu de la balade 4×4 du mardi 28 juillet par Romaric
Mardi 28 juillet, une très belle balade était programmée dans le massif Vailhannais. Malheureusement… tout ne s’est pas exactement déroulé comme prévu.
Tout avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices, à un léger détail près : le réveil de Romaric, qui, fidèle à sa réputation, semble avoir une relation toute personnelle avec la ponctualité. Après ce départ quelque peu différé, une équipe de sept aventuriers prenait enfin la route à bord de quatre véhicules : trois dignes représentants de l’écurie Thoulouze et l’équipage Decobert, installé dans son superbe Jeep Wrangler de 1992.
Mais très vite, la grande tradition des véhicules anciens nous a rappelé une vérité fondamentale : une sortie réussie est une sortie où l’on ouvre au moins une fois la caisse à outils.
Après seulement quelques kilomètres, la vaillante Volkswagen 181 décida qu’elle avait suffisamment roulé… et tomba en panne d’essence. Le convoi tout entier fut immobilisé le temps d’un ravitaillement improvisé, avant qu’il ne faille tracter la belle allemande sur quelques mètres afin que le fameux bidule des vis platinées truc-machin accepte enfin de reprendre du service.
Hélas, cette trêve mécanique ne dura que quelques kilomètres. À quelques centaines de mètres seulement de notre lieu de pique-nique, le même bidule des vis platinées, bordel de flûte, décida une nouvelle fois d’exprimer son désaccord avec notre programme de la journée.
La décision fut alors prise de remorquer la 181 jusqu’au parking du restaurant étoilé Aponème (classé 3 pistons dans le prestigieux Guide Decobert & Thoulouze 2026), où le fier destrier fut abandonné, dans l’attente de son extraction par les services techniques spécialisés (comprenez : le garagiste).
Le reste de la troupe poursuivit néanmoins sa route sans autre incident jusqu’au magnifique barrage des Olivettes, où le pique-nique put enfin débuter. Nous dégustions tranquillement notre repas au milieu des vacanciers, probablement ravis de contempler nos nobles véhicules thermiques embellir leur horizon, lorsqu’une escadrille de la maréchaussée fit son apparition.
Pendant quelques instants, chacun s’imagina déjà au cœur d’une vaste opération anti-banditisme. François “L’Oreillette”, Emmanuel “Pergola” et Thierry “Le Doc'” jugèrent préférable d’adopter un profil particulièrement discret, allant même jusqu’à trier méticuleusement leurs déchets afin de ne pas alourdir leur dossier judiciaire.
Les fins limiers nous rassurèrent rapidement : leur présence n’avait rien à voir avec notre réputation sulfureuse. Leur mission consistait simplement à empêcher les véhicules de pénétrer dans le massif, la circulation y étant exceptionnellement interdite en raison du risque élevé d’incendie.
Si quelques idées furent immédiatement avancées pour contourner l’interdiction avec plus ou moins de créativité, Le Doc’, dans un rare moment de sagesse unanimement salué, rappela qu’il serait peut-être judicieux d’éviter de faire une énorme bêtise parfaitement inutile.
Excellente décision.
Le programme fut donc entièrement revu et nous partîmes faire le tour du lac du Salagou, en passant par le spectaculaire cirque de Mourèze, au milieu de paysages toujours aussi magnifiques.
À Mourèze, Emmanuel et Romaric se livrèrent à une démonstration de rodéo improvisé dans les dunes.
Une halte à Salasc permit ensuite de rafraîchir les équipages, tandis que François rencontrait un succès tout particulier auprès du serveur, au point que certains s’interrogent encore sur la nature exacte de cette complicité naissante.
La balade se poursuivit ensuite autour du lac jusqu’au village abandonné de Celles, avant de reprendre tranquillement la route du retour.
Un dernier détour par le garage permit enfin de retrouver la courageuse Volkswagen 181, fièrement réparée. Le diagnostic officiel fut sans appel : le bidule des vis platinées avait été re-bidulé, permettant ainsi à la mécanique de retrouver toute sa superbe.
La journée s’est donc achevée sans le moindre incident notable.
Et contrairement à certaines rumeurs totalement infondées, aucune conduite approximative de Romaric n’a failli provoquer un face-à-face avec la 181 re-bidulée à neuf
Absolument rien de tout cela. Les mauvaises langues diront le contraire. Mais elles mentent.
Merci à Patricia pour les photos

